Memoire infirmiers / TFE infirmiers

Memoire infirmier : Education thérapeutique et efficacité de l’aérosol chez les asthmatiques adultes

TFE infirmiers - mémoire infirmier (PDF)

Introduction de TFE infirmier :

  Des patients se plaignent de l’inefficacité de l’aérosolthérapie, ce qui les oblige à recourir aux services des urgences médicales, souvent, dans des états critiques.

  Notre mémoire, traite l’inefficacité de l’aérosolthérapie, telle qu’elle est pratiquée par ces anciens asthmatiques.

  L’usage, correct, de l’aérosol est un des éléments déterminants son efficacité et qui doit faire l’objet d’éducation thérapeutique lors du séjour (hospitalisation) de ces patients, une tache clairement mentionnée dans le référentiel métier des infirmiers.

  Notre étude est répartie en deux grandes parties (théorique et pratique), dont chacune est destinée à expliquer une face du phénomène.

  Dans la partie théorique, figurent des définitions de concepts utilisés, de la pathologie de l’asthme (définition, signes, traitement), de l’aérosolthérapie (pratique), des aérosols (et en particulier la ventoline).

 Dans la partie pratique, nous relatons la méthodologie adoptée afin de répondre à la question posée : est-ce que ces patients : savent-ils utiliser correctement l’aérosol (ici la ventoline).

Problématique :

  « L’asthme est une affection inflammatoire chronique des bronches , caractérisée par des crises de dyspnée (gène respiratoire) paroxystique et sifflante , témoignant d’une contraction brutale des muscles commandant l’ouverture et la fermeture des bronches, auxquelles s’associent un oedème et une hypersécrétion des muqueuses des voies aériennes (fosses nasales, pharynx, larynx, trachée, bronches) ». « L’asthme présente plusieurs complications : poussées, état de mal asthmatique, infection broncho-pulmonaire, complication cardiaque »., sans négliger d’autres conséquences qui ne sont moins importantes : psychologique, sociale, économique …etc. Le but de toute thérapeutique envisageable reste : d’éliminer ou réduire les crises de dyspnée d’où l’objectif d’atteindre le niveau respiratoire le plus optimal possible. L’atteinte de cet objectif dépend, entre autres moyens thérapeutiques, de la qualité des soins prodigués, mais aussi du niveau de collaboration du patient lui-même, d’où la qualité de l’éducation thérapeutique qu’il a reçu lors de ses précédents séjours à l’hôpital. Avec la nouvelle approche de soins axés sur le patient, « un nouveau concept voit le jour : la qualité de l’éducation de l’asthmatique. En effet, avec les traitements modernes, l’objectif est « l’efficacité » pour assurer une activité sociale et permettre d’éviter la crise d’asthme et d’améliorer la qualité de vie au quotidien en conservant une capacité respiratoire optimale et cela peut se produire en s’appuyant sur l’information, la communication et l’éducation du patient lors des soins ».

  Parmi les capacités que l’asthmatique doit faire preuve d’acquisition, demeure la technique de l’usage correct de l’aérosol. L’éducation du patient s’effectue, généralement, au service et surtout lors de la réalisation des soins (moment de grande réceptivité), elle se résume en un apprentissage afin d’acquérir des comportements d’ordre préventif et / ou curatif, capables de rendre chaque individu plus autonome par rapport à sa santé, elle utilise des messages adaptés au niveau culturel du patient, elle est la base du succès du traitement et du maintient des ressources nécessaires pour gérer de manière optimale sa vie et cohabiter avec la maladie ; L’éducation thérapeutique vise à aider le patient et son entourage à comprendre la maladie asthmatique, son traitement et les modalités de coopération avec les soignants. Elle repose sur l’acquisition de compétences en partenariat avec les soignants. Elle est reconnue comme capitale pour l’observance thérapeutique et permet de diminuer l’incidence des hospitalisations et le recours inopiné aux soins.

  Lors de nos discutions entretenues avec les patients asthmatiques pendant nos périodes de stage, nous avons remarqué la ressemblance de l’expérience vécue par la majorité de ces patients, une expérience traduite par les expressions descriptives similaires utilisées en racontant la situation de crise, que nous résumons l’histoire: sentant la crise venir (ou revenir), les patients font usage de leur « aérosol »,souvent à leur portée (généralement, il s’agit de la Ventoline), avec la persistance, voire le paroxysme de la crise, ils recourent plusieurs fois à la méthode mais souvent sans grande efficacité, chose qui leur oblige à s’adresser, (souvent dans un état critique), aux services des urgences médicales.

  Ce qui nous a encouragé à pousser plus loin la réflexion dans le sens d’évaluer la qualité de l’éducation du patient asthmatique, normalement assurée, surtout qu’il s’agisse d’une maladie chronique, de personnes adultes et faisant l’objet de plusieurs hospitalisations, car, l’efficacité de la vontoline dépend surtout de l’usage correct de celle-ci et du fait, de la qualité de l’éducation reçue. Sachant que la composition et la préparation pharmaceutique du produit et en se référant au mode d’usage, souvent mentionné dans le prospectus de la boite, et à la lumière de ces informations recueillies, nous nous sommes intéressés à l’usage-même de l’aérosol en se posant la question :

  Ces patients adultes et anciens asthmatiques, savent-ils utiliser correctement l’aérosol (ici la ventoline) ?, comme preuve de l’existence ou non d’une réelle et efficace éducation sanitaire?

Hypothèse :

  Malgré leur âge, l’ancienneté de leur maladie et la fréquence des hospitalisations, ces asthmatiques ne sont pas capables d’utiliser correctement l’aérosol, ce qui explique l’inefficacité de l’aérosolthérapie, une manière de prouver l’inefficacité de l’éducation thérapeutique, si elle existe, dans l’établissement hospitalier de HAKIM SAADANE de BISKRA.

ISP = Infirmiers de Santé Publique

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